..............................................Comprendre le monde et le rendre durable
 
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  Les enjeux  
     
 



Un constat universel
Les activités humaines bouleversent les équilibres naturels qui ont permis à la vie d'éclore sur terre.
Des équilibres qui ont mis des milliards d'années à s'instaurer.
Toutes les espèces vivantes souffrent de la trop grande pression humaine qui leur est imposée.
Y compris l'Homme.

L
es ressources naturelles s'amenuisent, les énergies fossiles décroissent, les pollutions s'accentuent, les déchets s'accumulent, les espèces disparaissent, les sols meurent, le climat est perturbé, les inégalités sociales sont criantes...
Nous le savons, mais nous faisons si peu.

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Facile à dire...

Notre système économique est gouverné par la performance financière et technique. La vie urbaine, l'économie et sa croissance omniprésentes dans de nombreux esprits génèrent par écho médiatique un bruit de fond dans lequel le respect de la vie s'en trouve dilué, banalisé.
Or, nous ne pouvons plus continuer à ignorer les limites de notre planète.
Un rendez-vous critique s'impose à une civilisation devenue matérialiste et avide à l'excès. Des changements majeurs deviennent indispensables.

Dénoncer cette situation nécessite de déterminer dans quel monde nous voulons vivre ensemble. Chacun comprend, pour que prévale l'intérêt général, que ces constats imposent des changements considérables, tant dans nos modes de consommation, et donc de production, que dans nos relations aux autres, notamment pour atteindre l'objectif de diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990.

Mais il n'est plus possible d'inciter les gens à sur-consommer tout en constatant les dégâts du mode de développement dominant sans leur proposer des alternatives. Or, à ce jour, au delà des déclarations d'intention, la plupart des citoyens, des entreprises ou des Etats rechignent à remettre en cause un système, le plus souvent au nom de la préservation à court terme de leurs intérêts particuliers.
Si des régulations économiques et des accords politiques mondiaux sont indispensables, les effets d'annonce et les échecs récents des grands sommets internationaux montrent clairement leurs limites. La compétition généralisée de tous contre tous produit un système perdant-perdant.
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Pourquoi est-il urgent d'agir ?

 
  Nous avons tous de bonnes raisons de ne pas changer, de ne pas être dérangés dans un quotidien que nous voulons le plus confortable possible. Nous avons l'impression que nous perdrions ce confort que l'on considère comme définitivement "acquis". Nos activités, nos métiers, nos pratiques nous isolent chaque jour davantage du contact de la nature. De fait, les coups portés au vivant paraissent abstraits et les menaces lointaines, surtout aux plus privilégiés d'entre nous : nous ne comprenons pas l'urgence de modifier nos comportements en profondeur.
Cependant, à ne pas remettre réellement en cause un modèle devenu obsolète, nous amenuisons nos capacités de réaction et à force d'attendre, nous aurons bien plus à perdre que du confort.

Il ne s'agit pas d'être catastrophiste, mais de
s'informer, remettre en question, faire preuve de discernement pour comprendre la réalité du monde et se mobiliser. Ceci afin de générer la confiance, l'espoir plutôt que la peur. Or on peut difficilement le faire sans une vision élargie, globale et systémique, c'est-à-dire sans considérer les relations entre les choses, nos actions et leurs conséquences sur la nature.


Mais aujourd'hui nos entreprises, nos collectivités, nos Etats n'ont pas la résilience nécessaire pour y faire face.
Pour ne pas risquer une déstabilisation majeure, tant aux niveaux politique, qu'économique et social, nous devons collectivement anticiper la survenue de contraintes liées aux limites de la terre et de ses ressources et planifier un retour global à l'équilibre.
Sachons tirer bénéfice de nos différences par des actions concrètes, apprenons à nous rassembler pour mobiliser nos intelligences.

Agir dès aujourd'hui sera donc moins risqué et moins coûteux que de subir les conséquences des régulations que la nature ne manquera pas de nous imposer, comme le montrent les économistes et notamment Nicholas Stern.

Ainsi, de plus en plus de citoyens et de dirigeants considèrent la mutation que nous avons à opérer non pas comme une somme de contraintes, mais au contraire comme une multitude d'opportunités pour parvenir à une meilleure qualité de vie en ayant des relations au travail, aux autres et à la nature qui soient porteuses de sens.
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Une communauté d'intérêts

Nous savons désormais quels problèmes nous entourent. Les changements attendus pour les résoudre doivent être engagés à la hauteur des enjeux.

Pour que ces changements soient socialement acceptables, il convient de relever le défi écologique et social en inventant des solutions futées et de nouveaux comportements et relations.

Répondre à ces défis sera beaucoup plus facile et rassurant en coopérant les uns avec les autres en oeuvrant pour l'intérêt général.

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Les pistes d'action - de l'excès au plus juste -
  • Consommer moins d'énergie dans le transport, l'habitat, l'alimentation, favoriser l'usage d'énergies renouvelables
  • traquer toutes formes de gaspillage
  • consommer moins d'eau et de ressources naturelles,
  • créer des produits et services en considérant l'intégralité de leur cycle de vie,
  • repenser régionalement les flux de marchandises et d'hommes en préférant les circuits courts,
  • bannir toutes les formes de pollution,
  • protéger la biodiversité,
  • créer des emplois de qualité,
  • réduire les inégalités par un meilleur partage des richesses,
  • créer des lieux de solidarité, de dialogue et de culture,
  • inspirer de nouveaux comportements dans notre vie quotidienne...

Tous ces changements nécessitent des réponses innovantes.

Une mosaïque de réglementations, de progrès techniques, d'aménagements territoriaux, d'évolutions comportementales, de dispositions éducatives... nous permettront, combinées, de relever les défis mentionnés ci-dessus et de participer à la métamorphose de notre monde. De nouveaux métiers, produits et marchés favoriseront cette nécessaire adaptation en contribuant à améliorer la qualité de notre lieu de vie commun.

Car même à petite échelle, chaque effort compte.

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Les sources d'inspiration

  • La nature, partout, tous les jours.
  • Transition towns, réseau de villes en transition fondé par l'anglais Rob Hopkins à partir d'initiatives mises en place par des groupes de travail locaux déclinés en différentes thématiques (emploi, eau, biodiversité, énergie...). Ceci afin d'organiser la résilience locale face aux enjeux du changement climatique et de la fin programmée des énergies fossiles.
  • Zeri (Zero emission research institute), institut fondé par Gunter Pauli, soutenu par l'Université des Nations Unies, dont l'ambition est d'aider les entrepreneurs à créer des activités imitant la nature et éliminant les déchets,
  • The natural step, ONG créée par le cancérologue suédois Karl Enrik Robèrt pour guider les organisations sur une voie écologiquement, économiquement et socialement durable. Une initiative reprise en France par Caroline Gervais.
  • Infatigable promoteur de la taxation de l'énergie, Jean-Marc Jancovici démontre que cet outil participera à la résolution des problèmes notamment liés à la crise climatique...
  • En instaurant la notion de taxation de toutes les consommations de nature, autre nom du principe pollueur-payeur, Jacques Weber souhaite rendre coûteux tous nos impacts sur les écosystèmes tout en détaxant le travail...
  • HAB, Habiter autrement à Besançon, est un groupe de citoyens qui a décidé de se réapproprier son habitat en créant un lieu de vie écologique, solidaire et à haute valeur relationnelle.
  • Ambiance Bois, entreprise d'exploitation et de valorisation du bois au fonctionnement coopératif, expérimente des manières solidaires de travailler centrées sur une équipe d'une vingtaine de personnes.
  • Ardelaine, entreprise ardéchoise de développement local ayant dynamisé un territoire rural à l'abandon en re-créant toute la filière laine, de l'élevage à la vente de produits réalisés avec la laine.
  • Colibris, le mouvement pour la terre et l'humanisme, les initiatives de Pierre Rhabi pour rapprocher l'homme de la nature via l'agro-écologie.
  • Food coop de Park Slope (Brooklyn-NY), coopérative de produits alimentaires à prix réduits et réservée aux membres qui y travaillent au moins 2h45 par mois pour bénéficier de conditions avantageuses. L'entreprise a été créée en 1973 par Joe Holtz.
  • En étudiant des systèmes complexes tels que les écosystèmes Robert Ulanowicz a formulé la manière dont la structure d’un réseau affecte la viabilité à long terme de ce système, grâce à l’équilibre entre son efficacité (ou performance) et sa résilience (sa capacité à rebondir).
  • En travaillant sur la microbiologie des sols, Claude et Lydia Bourguignon éclairent agriculteurs, viticulteurs et toute personne sensible à la qualité de son alimentation sur l'absolue nécessité de protéger ce patrimoine vivant et méconnu qu'est le sol.
  • Plato est un réseau international de responsables de 8 500 PME accompagnés dans leur développement par des coaches issus de 750 grandes entreprises.
  • Luc de Brabandere, passionné d'innovation, est consultant en créativité. L'auteur du "Plaisir des idées" est également directeur du cabinet parisien de conseil en stratégie du Boston Consulting Group. Mathématicien et philosophe de talent...
  • The co-evolution project, à l'initiative de Thierry Groussin, rassemble en un cercle amical et informel des personnes qui partagent une conviction fondamentale : celle que notre monde est engagé non pas dans une crise mais dans une métamorphose profonde.
  • Team Academy, l'école d'entrepreneurs fondée à Jyväskylä (Finlande centrale) dont l'apprentissage se fait en équipe et dans l'action à travers la création d'une véritable entreprise comme support d'apprentissage.
    Le principe, créé par Johannes Partanen en 1993, repose sur l'autonomie et la dynamique d'équipe des étudiants qui, accompagnés de coaches, deviennent petit à petit des entrepreneurs. Jusqu'à 40% des personnes quittant l'école créent leur entreprise. La pérennité des entreprises créées est de 95% après 5 ans...
 
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